Cartes IGN de la Région
CARTOGRAPHIE
Petit historique
Que de progrès ont été fait depuis les premières cartographies des pyrénées effectuées par les officiers géodésiens.
Sans chercher la gloire qu’aurait pu leur apporter des « premières » dans les Pyrénées, ils ont gravi les sommets avec comme seul but de trianguler des points remarquables afin de les situer en hauteur, latitude et longitude, et établir des cartes au 1/80 000 pour l’armée (cartes d’état major) en remplacement des cartes de Cassini obsolètes.
Une stèle, érigée à la sortie d’Argelès, rend hommage à ces hommes qui ont effectué ces relevés de 1825 à 1827.

S’étant partagé la tâche, les lieutenants Peytier et Hossard ont réalisé leur mission à partir de Bayonne en allant vers l’Est alors que Coraboeuf et Testu partaient de Perpignan en direction de l’Ouest.
Les cartes d’état major qui en suivirent ont ainsi pu être utilisées jusqu’en fin des années 60 par les montagnards jusqu’à la création de l’Institut Cartographique National (IGN) qui mit en œuvre tous les moyens modernes pour peaufiner la précision des cartes actuelles.
L’IGN réalisa 5 séries de cartes autour des parcs nationaux, dont, pour le Parc National des Pyrénées, une série composée de 4 cartes en collaboration avec Robert Ollivier qui y fit figurer les itinéraires de ses fameux guides.


Vint ensuite la même série déclinée version hiver et comportant les itinéraires skieurs de Robert Ollivier.

Suite à un relookage et quelques mises à jour, une nouvelle série de cartes au 1/25 000 fit son apparition : la série violette qui accompagna le montagnard jusqu’en début des années 90.
Ayant ces quelques territoires couverts, l’IGN préparait son grand travail de fond, à savoir la couverture de tout le sol français avec des cartes au 1/25 000 (en fond bleu sur le découpage ci-dessous)
La série violette fut abandonnée avec la mise en vente de la série bleue d’un format plus petit, sans chevauchement, et dont les limites des cartes correspondait à des sous divisions de parallèles et méridiens terrestre.
Ce travail ayant été mené à bien, l’IGN remplaça alors les cartes des zones les plus touristiques ou les plus découpées par des cartes d’un format supérieur et mieux adapté au secteur à couvrir.
Ainsi naquirent les TOP 25 toujours en service actuellement (en fond blanc sur le découpage ci-dessous).

L’ensemble de la chaine des pyrénées est donc couverte avec des cartes au
25 000ème (1/25 000) où la précision est maximum puisque
Une autre couverture avec des cartes au 50 000ème (1/50 000) existe également pour les Pyrénées.
L’IGN qui est évidemment à l’origine de ces cartes ne les diffuse plus.
Le 50 000ème donne un peu moins de précision mais offre l’avantage de couvrir une surface 4 fois plus large (2 fois d’Est en Ouest, 2 fois du Nord au Sud).

Les 50 000èmes, redécoupées et surchargées de notions touristiques par les éditions Randonnées Pyrénéennes sont composées de 10 cartes couvrant le versant français de la chaîne.
N° 1 Pays Basque OUEST
N° 2 Pays Basque EST
N° 3 Béarn
N° 4 Bigorre desservant Argelès Cauterets et Gavarnie
N° 5 Luchon
N° 6 Couserans
N° 7 Haute Ariège
N° 8 Cerdagne Capcir
N° 10 Canigou
N° 11 Roussillon
6 cartes élaborées en partenariat entre l’IGN et l’Institut Cartographique de Catalogne (ICC)
complètent cette cartographie versant espagnol.
Hormis ces cartes, la cartographie espagnole pour le versant Sud du massif et beaucoup plus variée.
Si nous n’avons en France qu’un seul éditeur en cartographie, ce n’est pas le cas pour l’Espagne où plusieurs « petits » éditeurs se partagent le marché.
ICC, Alpina ; Prames, Editorial pirineos, SUA , qui proposent parfois des échelles cartographiques moins courantes, tels le 30 ou le 40 000ème.